dimanche 28 novembre 2010

Recherche d'emplois: une course à obstacles dans un labyrinthe.


Pour la troisième fois dans ma carrière professionnelle, je suis condamné à l'aide sociale. Ici, le terme ''condamné'' n'est pas trop fort. Et cette fois-ci, je risque de perdre ma chemise, et mon appartement, si je ne réussi pas à réintégrer le marché du travail bientôt. J'ai déjà perdu une maison en raison d'un précédent épisode d'aide sociale pas si lointain. La raison principale de ces épisodes de b.s.; la difficulté de me trouver un emploi ou un contrat comme travailleur autonome.

J'ai beaucoup de difficulté à comprendre pourquoi, à comprendre la logique qui fait que les demandes d'emplois, les sollicitations que je fait pour offrir mes services restent plus souvent qu'autrement lettre morte. Je ne suis pourtant pas dépourvu de compétences, bien au contraire.

Je compte cinq diplômes universitaires. Un certificat en sciences économiques de l'Université de Montréal (1991), un baccalauréat avec majeure en science politique et mineure en science économique de l'Université Laval (1992 – le certificat en science économique fut utilisé comme mineure), un certificat en droit de l'Université Laval (1993), un certificat en gestion des services municipaux de l'Université du Québec à Montréal (1999) et, enfin, une maîtrise en science politique de l'Université du Québec à Montréal (2001).

Comme expérience professionnelle, j'ai occupé des postes comme agent de développement, agent de recherche, analyste politique et conseiller politique. J'ai été administrateur pour plusieurs organismes, dont une entreprise d'économie sociale. J'ai aussi occupé des emplois comme agent de sécurité, superviseur aux caisses dans une épicerie et interviewer téléphonique pour une firme de sondage.

Je suis un généraliste, donc très polyvalent. Mes grandes forces sont la recherche et l'analyse; et je peux être un très bon conseiller stratégique. Et j'ai un très haut niveau d'expertise en gouvernance; c'est-à-dire sur tout ce qui touche la prise de décision.

Cela fait maintenant un an que je cherche un emploi; temps plein, temps partiel, temporaire ou permanent, à contrat ou à salaire. Je doit avoir fait près d'une centaine demandes d'emplois. Mais je n'ai rien trouvé. Et je n'ai eu que très peu de réponses. Mais pour des raisons qui expliqueraient ma ''non employabilité'', il y en a de toutes les sortes: trop vieux (je suis né en 1964), pas assez d'expériences, pas assez d'expériences récentes, pas assez d'expériences dans les fonctions spécifiques à l'emploi demandé, trop de diplômes, trop spécialisé, pas assez spécialisé, pas assez vieux, pas assez qualifié, trop qualifié, sans emplois ou avec des trous dans mon c.v. en raison de périodes de chômage ou d'aide sociale, etc. J'ai tout entendu comme raisons pour expliquer pourquoi je ne me trouve pas d'emploi. Et la plupart du temps, ces raisons manquent de logique. Et ne m'aide aucunement à me trouver du travail.

La recherche d'emploi est une véritable course à obstacle dans un labyrinthe. On vous traite comme un numéro avec un code bar (le c.v.). Si le code bar ne correspond pas au standard, il est rejeté instantanément. On prévient les candidats que seuls ceux qui seront retenus seront convoqués en entrevue. Mais sur quoi se base-t-on pour choisir les candidats qui seront retenus pour une entrevue? Sur l'évaluation d'un bout de papier, le c.v., à partir de critères normatifs et statistiques. Est-ce suffisant pour faire une véritable présélection, pour évaluer le potentiel d'un candidat? Non. Alors pourquoi s'y fier? A-t-on peur de se tromper? A-t-on peur de se fier à son jugement plutôt qu'à des normes ou à des statistiques? A-t-on peur aussi de former des nouveaux employés?

Que ce soit pour recruter ou pour postuler, il faut passer par une agence. Très peu d'employeurs procèdent par eux-mêmes lorsque vient le temps d'embaucher un nouvel employé. Ils se fient aux services d'agences de recrutement et autres soi-disant experts en ressources humaines; ceux-là même qui établissent les normes et statistiques pour évaluer les candidats potentiels. Et du moment que l'on est hors standard, c'est mon cas, on est éliminé du lot avant même de pouvoir se présenter en personne.

Pour choisir un bon candidat, il faut se fier à son instinct, à son jugement. Et pour bien évaluer sa ''performance'', il faut lui donner une chance de se prouver. Pas en entrevue avec des simili mises en situation bidon, mais sur le terrain, dans l'action. Il faut miser sur l'humain, sur la personne et non sur un bout de papier et des statistiques.

Je suis à la recherche d'un emploi. Je veux participer au développement de cette société dans laquelle je vie; je ne veux pas me contenter d'un siège de spectateur. Donnez-moi l'occasion de vous montrez ce dont je suis capable. Soyez courageux; osez retenir mes services ou à tout le moins me référer à quelqu'un qui pourrait avoir besoin de mes services.

Si vous avez des suggestions constructives, n'hésitez pas. Je ne demande pas la charité, je veux juste travailler.

Alain Arbour, Montréal

alain_arbour@hotmail.com

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