Je me souviens d'un sketch du groupe humoristique «Les Cyniques» sur la différence entre les verbes réfléchi et irréfléchi qui allait comme suit: «Dans la phrase suivante: j'ai voté pour l'Union Nationale, le verbe est comme le sujet: irréfléchi». La capacité de réfléchir est donnée à tout le monde. Le problème, c'est que certains en on perdu le mode d'emploi.
On ne prend plus le temps de réfléchir, on se contente de répéter ce que l'on a entendu sans se demander si cela faisait du sens ou non. Et si on ose demander à réfléchir sur la question ou si on ose nuancer une position, on se fait traiter d'élitiste, ou, pire encore, de libéral, quand ce n'est pas carrément d'intellectuel. Peu importe le sujet, ce sont souvent les positions les plus extrêmes qui sont tenues pour vrais. Même si elles ne font aucun sens.
Pour réfléchir, il faut savoir écouter. Écouter ce que l'autre a à dire, mais aussi s'écouter. Pour réfléchir, il faut savoir questionner, et aussi savoir se questionner. Et se remettre en question. Il faut éviter les réponses toutes faites, surtout celles de gens qui ne veulent pas qu'on les questionne. Il faut se méfier de ceux qui prétendent avoir la vérité. Il en existe plus d'une. C'est très sain d'être en désaccord. Ça prouve que l'on a réfléchi. Et c'est très sain de ne pas savoir, ou de ne pas avoir d'opinion. Ça démontre que l'on a n'a pas terminé la réflexion.
Il faut faire attention aux associations d'idées (ou de mots) trop facile. Exemple, dans le deuxième paragraphe, combien d'entre vous ont associé automatiquement le mot ''libéral'' au ''Parti libéral''? Je parie que vous ne vous êtes même pas posé la question, que vous n'y avez pas pensé. Il y a pourtant un autre sens au mot libéral, sens qui est à l'origine du nom de ce parti. Pour ceux qui ne le saurait pas, la définition du mot libéral est, d'après le Petit Larousse: «favorable aux libertés individuelles, à la liberté de penser».
Il ne faut pas avoir peur de pousser plus loin la réflexion. On pourrait faire de belles découvertes. Les idées toutes faites, les idées arrêtées et les préjugés sont des freins à nos réflexions.
Réfléchir, ça ouvre l'esprit, et ça nous permet de respirer ... par le nez. C'est un pensez-y bien.
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