vendredi 15 juin 2012

De la démocratie!

Un point positif de la démocratie: les élections. Nous, citoyens, pouvons choisir, parmi nous, ceux qui nous représenteront au gouvernement, pour s'occuper des affaires publiques. Et de les réélire, ou en choisir d'autres, aux élections suivantes, selon notre satisfaction. 

Un point négatif de la démocratie: les élections. Ceux qui veulent nous représenter au gouvernement, et s'occuper des affaires publiques, doivent constamment solliciter notre appui ou notre satisfaction afin d'être élus ou réélus. Ceci fait en sorte que toute action, prise de position, décision des candidats ou des élus (du gouvernement et de l'opposition) devient électoraliste. Ils doivent vendre leurs programmes, leurs politiques et leurs idées afin de s'attirer des votes. Et souvent, les citoyens, nous, sont plutôt indifférents et/ou ne partagent pas tous les mêmes idéaux; ce qui peut compliquer les choses. Il faut donc sonder l'électorat, tester ses idées, évaluer ses chances. Et lorsque les élections arrivent, il faut se faire connaître et se faire entendre. Et pour se faire connaître et se faire entendre, les candidats, et les partis, doivent faire campagne; avec tout ce que cela implique en terme de communication, de relation publique et de publicité (et de propagande). Et pour faire campagne, ça prend de l'argent. La belle affaire!

mercredi 11 avril 2012

Une question de perception, et de profondeur.

J'avais lu, il y a plusieurs années, un article sur ces riches qui ne paient pas d'impôt. Je vous recommande de le lire (ici) et de revenir à mon billet. Choqués? Et cette histoire date de plus de 10 ans. C'est choquant d'apprendre que le nombre de personne ayant un revenu élevé et qui ne pait pas un sous d'impôt ait augmenté de 82 % en trois ans. Inacceptable. 

Mais poussons plus loin l'analyse avec les chiffres disponibles dans cet article. Premièrement, sont considérés comme riches les personnes qui gagnent plus de 250 000 $ par année. Cela me semble raisonnable. Deuxièmement, l'article révèle que, selon l'agence de revenu du Canada, il y avait, en 1999, 78 230 canadiens dans cette catégorie. Sur une population de près de 30 millions, ça ne semble pas beaucoup. En faisant un calcul rapide (la règle de trois) on parvient à obtenir le pourcentage de "personnes riches" au Canada en 1999. 78 230 X 100 ÷ 30 000 000 = 0.26 %. On parle ici de 1/4 de 1 %. Le pourcentage sera plus élevé, mais pas de beaucoup, si l'on ne considère que le nombre de personnes qui ont déclaré un revenu, c'est-à-dire ceux qui ont rempli un rapport d'impôt. Mais ce n'est quand même pas beaucoup. 

En faisant le même calcul, on peut obtenir le pourcentage de riche qui ne paient pas d'impôt. Alors faisons-le, juste pour le fun! Selon l'article, il y avait, en 1999, 579 riches qui n'avaient pas payé d'impôt. Ça fait combien de pourcentage 579 sur 78 230? Règle de trois. 78 230 = 100 %, combien de pourcentage fait 579? Allons-y: 579 X 100 ÷ 78 230 = 0,7 %. Moins de 1 %. On est loin de la majorité, même très loin. Ça veut dire que, selon cet article qui prend les chiffres de l'Agence de revenue du Canada, 99 % des riches canadiens (qui gagnent plus de 250 000 par année) paient de l'impôt. Ça porte à réfléchir.

On peut être choqué, à juste titre, que des riches ne paient pas d'impôt. On peut aussi être choqué que le nombre de ces riches qui ne paient pas d'impôt augmentent de façon importante année après année. Et avec raison. Mais de là à généraliser, comme certains le font, en disant que tous les riches ne paient pas d'impôt; on tombe dans l'exagération, dans la fabulation et/ou dans la désinformation. Généraliser, c'est idiot et ça rend idiot.

Matière à réflexion.